LA SESS

LES ÉTUDES SOCIALES

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la société

Historique

 

La SESS est issue de la fusion entre deux groupements scientifiques, deux « sociétés savantes » : la Société internationale des études pratiques d’économie sociale (SIEPES) créée à l’initiative de Frédéric Le Play en 1856 et la Société internationale de science sociale (SISS) fondée en 1904, après la mort d’Henri de Tourville, et dirigée par Paul de Rousiers.

Cette fusion est intervenue en 1945 après une longue période de rapprochement au cours de laquelle les deux sociétés se sont dotées d’un périodique commun : Les Etudes sociales.

Les buts des deux sociétés étaient respectivement de « constater par l’observation directe des faits, dans toutes les contrées, la condition physique et morale des personnes occupées des travaux manuels, et les rapports qui les lient soit entre elles, soit avec les personnes appartenant aux autres  classes » (art. 1er, SIEPES, 1856) et d’« encourager par des bourses de voyages ou d’études, par des subventions à des publications ou à des cours, les travaux de science sociale » (art. 2, SISS, 1904).

Le but de la SESS, à sa fondation, est d’« étudier, par l’observation directe des faits, la condition matérielle et morale de tous les groupements familiaux et sociaux, leur activité et les rapports que ces groupements entretiennent entre eux » (art. 1er, SESS, 1945).

 

Les personnalités dirigeantes majeures de la SIEPES furent ses secrétaires généraux (désignés pour une période de dix ans) : Frédéric Le Play, de 1856 à sa mort en 1882, puis, après un bref intérim de son fils Albert Le Play, Alexis Delaire, de 1884 à 1906. Après ces figures historiques vinrent, successivement, Fernand Auburtin, Ferdinand Lepelletier, Henri de la Perrière. Du côté de la SISS, ce sont ses présidents qui en sont les figures marquantes : Paul de Rousiers, de 1904 à 1933, veille de sa mort, puis, Roger Grand.

 

À la tête de la SESS, formée à la Libération, on retrouve Roger Grand auquel succède celui qui fut son élève à l’École des chartes, Raymond Delatouche. Puis vinrent Philippe Périer et Edouard Secretan lequel a conduit les destinées de la Société de 1974 à 2002. Parmi ses personnalités dirigeantes au cours de la période des Trente glorieuses, on peut relever les noms de Philippe Secretan, secrétaire général de 1945 à 1956, de Paul Ballot, ingénieur agronome, de Marcel Luc-Verbon, ingénieur des mines, de Pierre Douchy, polytechnicien et général de brigade dans le Génie.

 

Pour plus de détails sur les dirigeants des sociétés savantes évoquées ci-dessus, on pourra se reporter à :

• Sur Le Play :

Antoine Savoye et Fabien Cardoni dir., Frédéric Le Play. Parcours, audience, héritage, Paris, Presses de l’École nationale supérieure des mines, 2007, 327 p.

• Sur ses continuateurs :

- Bernard Kalaora et Antoine Savoye, Les Inventeurs oubliés. Le Play et ses continuateurs aux origines des sciences sociales, Seyssel, Champ Vallon, 1989,
293 p.

- Antoine Savoye, Les Débuts de la sociologie empirique. Études socio-historiques 1830-1930, Paris, Méridiens Klincksieck, 1994, 244 p.

- Antoine Savoye, « Les paroles et les actes : les dirigeants de la Société d’économie sociale, 1883-1914 » in Topalov Ch., dir., Laboratoires du nouveau siècle. La nébuleuse réformatrice et ses réseaux en France 1880-1914, Paris, Éditions de l’EHESS, 1999, p. 61-94.

- la collection des Études sociales (en ligne sur Gallica et Cairn), qui recèle de nombreuses contributions sur des personnalités majeures de la SIEPES et de la SISS au XIXe et au XXe siècles : Alfred Mame, Jules Lacointa, Henri de Tourville, Edmond Demolins, Paul Bureau, Robert Pinot, Léon Gérin, Roger Grand, Georges Bertier, etc.

administrateurs

Bureau :

Président :

Antoine Savoye (Université de Paris-8)

Vice-présidents :

Fabien Cardoni (Institut de la gestion publique et du développement économique)

Bernard Kalaora (LittOcéan)

Trésorière :

Catherine Bruant (Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles)

Secrétaire générale :

Laetitia Guerlain (Université Montesquieu-Bordeaux IV)

 

Membres du conseil :

Frédéric Audren (CNRS, Ecole de droit de Sciences Po), Matthieu Béra (Université de Bordeaux), Gilbert Demolins, Nathalie Duval (Université de Paris-IV), François Matter, Marc de Montalembert (CEDIAS), Dominique Ottavi (Université de Paris-Ouest), Robert Pinot et Patrick de Rousiers.

Groupes de travail

[En cours]

la bibliothèque

Aux termes d’une convention signée le 18 juin 1986, le fonds de la SESS est déposé au CEDIAS-Musée-social où il est consultable. Il comprend des monographies (environ 1700 ouvrages directement en rapport avec la science sociale de Le Play et de Tourville), ainsi que les collections complètes de périodiques édités par les groupements de science sociale (revues La Réforme sociale, La Science sociale, Les Études sociales, bulletins des sociétés savantes).

Le catalogue des monographies et des périodiques est informatisé et consultable à la bibliothèque du CEDIAS-Musée social 5 rue Las Cases 75007 Paris.

Les manuscrits inédits, les correspondances et les documents iconographiques, autre composante du fonds, sont en cours d’inventaire

 

> Informations : http://cediasbibli.org/dossier/informations-pratiques

adhérer et soutenir la sess

L’adhésion à la Société d’économie et de science sociales donne droit :

1°) À la revue Les Études Sociales

2°) Aux colloques et journées d’études de la Société

3°) Aux publications de la Société à un tarif préférentiel

4°) À l’accès à la bibliothèque de la Société déposée au CEDIAS-Musée social 5 rue Las Cases 75007 Paris

5°) Sur demande : indications bibliographiques, conseils en vue de travaux personnels, participation à des recherches collectives

 

Cotisation annuelle :

Membre actif : 60 €

Membre donateur : 70 €

Membre bienfaiteur : à partir de 100 €

Étudiants : 25 €

 

Prière d’adresser correspondance et versements à la Société d’économie et de science sociales, c/o C. Bruant, 28, rue Hoche - 92240 Malakoff – courriel : catherinebruant@me.com. Versements par chèques bancaires libellés à l’ordre de la SESS.

 

La Société étant reconnue d’utilité publique, les dons qui lui sont adressés peuvent être déduits (dans les limites prévues par la loi) de l’impôt sur le revenu.