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du CEDIAS-Musée Social.

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archives

L’Association des anciens élèves de l’Ecole des Roches et du Collège de Normandie a déposé son fonds aux Archives nationales. Il couvre la période 1899-2012 et mesure 10 ml. A ce fonds sont intégrées les archives de recherche de Nathalie Duval, auteure de la thèse que l’on sait : L’Ecole des Roches, une "école nouvelle" pour les élites (1899-2006), sous la direction de J.-P. Chaline, Université de Paris-IV, 2006. Ce fonds est désormais consultable aux AN (site de Pierrefitte).

parution

Anne-Sophie Chambost, Approches culturelles des savoirs juridiques, Paris, LGDJ, 336 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toute culture s'élabore et se diffuse dans les discours et les pratiques par lesquels une communauté vit et pense son rapport au monde. Les usages de la notion de culture sont nombreux et anciens dans les disciplines des sciences humaines et sociales en France ou dans le monde anglo-américain des Socio-Legal Studies, mais le thème de la culture juridique ne s'est imposé que tardivement dans les sciences juridiques françaises, où il rayonne désormais.

Partant du constat que le droit se déploie dans des lieux et des pratiques diverses, où il est l'objet d'appropriations multiples et parfois divergentes, les différents essais d'approches culturelles qui composent ce volume de la collection Contextes, Culture du droit éclairent les conditions d'élaboration et de fonctionnement des pratiques discursives des juristes, les stratégies de diffusion, d'acquisition et de mobilisation des savoirs juridiques. Au fil des études, c'est toute une écologie des savoirs qui se révèle dans la manière dont des acteurs (juristes et non juristes) pensent le droit dans le temps. Car loin des perspectives mémorielles ou patrimoniales dans lesquelles la culture juridique est souvent appréhendée, ces essais d'approches culturelles en soulignent la dimension située et matérielle, contre toute essentialisation du droit et autre présupposé de son identité intemporelle.

 

Sous la direction de Anne-Sophie Chambost.

Avec les contributions de Frédéric Audren, Pierre-Nicolas Barenot, Jean-Sylvestre Bergé, Alexis Buixan, Anne-Sophie Chambost (dir.), Pascale Deumier, Laëtitia Guerlain, Jean-Louis Halpérin, Jacky Hummel, Martine Kaluszynski, Olivier Leclerc, Annamaria Monti, Florence Renucci, Guillaume Richard, Rachel Vanneuville.

enquête biographique

La SESS et sa revue Les Etudes sociales sont engagées de longue date dans une enquête sur les acteurs de la science sociale référée à Le Play et Tourville. Membres des groupements scientifiques qui ont jalonné son histoire, ils ont contribué à leurs périodiques, tout en développant une œuvre personnelle. Par leur activité, ils ont irrigué la pensée et l’action sociales en France et hors de France au cours des 19e et 20e siècles.

Le site de la SESS et de sa revue se propose de systématiser cette enquête sur les acteurs de la science sociale. Elle sera également élargie à des domaines comme la sociologie ou l’éducation pour lesquels
l’« entrée » par la recherche  sur la science sociale  s’est avérée  pertinente. Notre projet est d’abord de livrer des données biographiques sur ces acteurs qui permettront ensuite de les distinguer selon leur génération, leur genre, leur fonction, leur domaine professionnel, leur nationalité…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la ligne des recherches sur les « forestiers leplaysiens » (Kalaora et Savoye, 1986) et sur les
« juristes leplaysiens » (Audren et Savoye, 2002 ; Guerlain, 2011), la rubrique « Travaux et actualités » renseignera, au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête, sur les acteurs de la science sociale.

Les notices qui suivent sur quelques figures majeures parmi les dirigeants des groupements de la science sociale donnent un aperçu de ce que sera cette enquête désormais mise en ligne à l’instar de la « France savante » du CTHS.

Édouard Secretan, président de la SESS (1974-2002)
avec Béatrice Thomas-Mouzon petite-fille de Pierre Le Play
et Noémi Péreire, au château de Ligoure

Roger Grand

1874-1962

Également consultables :

> Fernand Auburtin (1853-1931)

> Raymond Delatouche (1906-2002)

> Ferdinand Lepelletier (1864-1939)

parution

Laetitia Guerlain, L'école de Le Play
et le droit. Contribution à l'histoire des rapports entre droit et science sociale
, Paris, LGDJ, 564 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au XIXe siècle, les relations entre le droit et la sociologie naissante ont revêtu de multiples formes. Certains juristes se sont adonnés à une véritable sociologie qui prenne pour objet le droit ; d'autres ont tenté d'informer la théorie du droit par la théorie sociologique, en important certains concepts. Cet ouvrage ambitionne de contribuer à l'histoire des rapports entre le droit et la science sociale au XIXe siècle, en mettant en lumière une autre déclinaison possible, jusqu'alors peu étudiée, de ces difficiles relations : celle de l'attirance d'une partie des juristes pour la sociologie empirique incarnée, sous la Troisième République, par l'École de Frédéric Le Play. C'est en effet au sein de la science sociale leplaysienne que les juristes de la Troisième République s'investissent le plus. Tandis que certains, guidés par leur catholicisme, envisagent la science sociale leplaysienne comme une arme de combat au service du conservatisme, d'autres s'en saisissent sur le plan méthodologique, afin de tenter de rénover une science du droit jugée trop légicentriste et formaliste. L'École leplaysienne, de son côté, accueille volontiers ces nombreux juristes, tant leur savoir-faire technique se révèle précieux pour rendre possibles les réformes de la société qu'elle appelle de ses voeux. Armée de nouvelles compétences juridiques, l'École leplaysienne entend s'ériger, à l'aide de ses travaux monographiques, en guide du travail législatif, afin de faire de la législation positive une application de la Loi morale. Ce faisant, elle s'affirme bel et bien comme une École de la Loi, bien plus que comme une École de la coutume, comme l'historiographie la dépeint fréquemment.

 

Prix de thèse de l'École doctorale de droit de l'Université de Bordeaux (2012)

Second prix de thèse de l'Association des historiens des facultés de droit (2013)

parution

Guillaume Decocq, Bernard Kalaora et Chloé Vlassopoulos,

La forêt salvatrice, Reboisement, société et catastrophe

au prisme de l'histoire, Paris, Champ Vallon, Coll. « L'environnement a une histoire », 2016, 285 p.

parution

Revue européenne
des sciences sociales, 2017/55-2
.

parution

« Le social avant
la sociologie », L'Année sociologique, 2017/2.

parution

Nathalie Duval, L’école des Roches,
Collection « Histoire de l’Éducation », Paris, Belin, 2009, 304 p.

 

Prix 2009 de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Née en 1899 du projet ambitieux d’un intellectuel en sciences sociales, Edmond Demolins, qui voulut créer une école dite «nouvelle», capable de former de nouvelles élites et ayant pour objectif de préparer l’enfant à la vie concrète en le rendant acteur de sa propre éducation, l’école des Roches a la réputation d’offrir à ses élèves un cadre privilégié pour leurs études. C’est en effet un internat peu commun dont les avantages sont multiples: l’implantation à la campagne, un campus à l’anglo-saxonne, la vie en internat où tout est organisé pour que l’élève puisse développer sa personnalité, dans toute son unicité. Tout un esprit d’école, l’esprit «rocheux». C’est aujourd’hui une école internationale dont les élèves, actuels et anciens, les «Rocheux» et les «Rocheuses», forment un réseau planétaire. L’auteur retrace ici chronologiquement l’histoire de cette école singulière, abordant des thèmes aussi variés que l’éducation, l’histoire des mouvements de jeunesse, notamment le scoutisme, et la sociologie des élites. L’éducation nouvelle voulait former un Homme nouveau. L’École des Roches, expérience isolée certes et réservée à un petit nombre, y est-elle parvenue ?

parution

Thomas Hirsch, Le temps des sociétés,

D'Émile Durkheim à Marc Bloch, Éditions de l’EHESS, Coll. « En temps & lieux », 2016.