Passages, transferts, trajectoires en éducation

Passages, transfers and trajectories in education

 

Le colloque international "Passages, transferts, trajectoires en éducation" est le colloque 2019 de l’Association transdisciplinaire pour les recherches historiques sur l’éducation (ATRHE). Il est organisé par l’Équipe de recherche en histoire sociale de l’éducation (ERHISE) de l'Université de Genève et par l'ATRHE.24-25 juin 2019

 

Date limite pour l’envoi des propositions :
30 septembre 2018.

Les ouvrages peuvent être consultés à la bibliothèque

du CEDIAS-Musée Social.

Informations :

> http://www.cedias.org/?opac_view=5

recherches en cours

Deux numéros des Etudes sociales sont en cours de préparation :

 

- Un dossier « Edouard Fuster (1869-1935) » sous la direction de Raymond Dartevelle
(avec Nelly Hissung), Les Etudes sociales (2018)

 

- Un dossier « Argent et consommation : revisiter les enquêtes du 19e siècle »
sous la direction de Marie-Emmanuelle Chessel et Sophie Dubuisson-Quellier,
Les Etudes sociales (2019)

séminaire

Pouvoirs, sociétés, enquêtes dans le monde occidental (France, Europe et Amérique du Nord), XIXe-XXe siècle.

 

Séminaire Master-Doctorat

Sorbonne Université – Centre d’histoire
du XIXe siècle – Labex EHNE

 

Éric Anceau (MDC-HDR)
& Matthieu Brejon de Lavergnée (MDC-HDR)

ericmarc.anceau@gmail.com

matthieu.brejon@gmail.com

 

Maison de la Recherche

28 rue Serpente, Paris VIe

Vendredi 16h-18h, salle D. 421

Ce séminaire d’histoire politique, sociale et culturelle porte sur les pouvoirs et les sociétés du monde occidental à l’époque contemporaine, en particulier sur l’expertise (commissions d’enquêtes, comités d’experts,…), sur les enquêtes sociales et sur la constitution de champs intellectuels, de réseaux de sociabilité et de circulations savantes. Il aborde cette question dans toutes ses dimensions (historiographie, méthodologie et études de cas), recourt à l’interdisciplinarité (en particulier la sociologie, le droit, la science politique, l’économie), et fait la part belle à des recherches en cours conduites par les directeurs (enquêtes leplaysiennes et saint-simoniennes, entourages de l’exécutif, réseaux confessionnels, milieux féminins, entrepreneurs du Second Empire,…) et par des chercheurs français et étrangers invités.

 

Planning du premier semestre

 

S1. 21 septembre

Présentation du semestre – Méthodologie de la recherche

(Éric Anceau et Matthieu Brejon de Lavergnée)

 

S2. 28 septembre (EA)

Pouvoirs, sociétés et enquêtes dans le monde occidental : les grands enjeux

 

S3. 5 octobre (MBL)

L’enquête biographique (I) : documenter une vie, Frédéric Le Play (Antoine Savoye)

 

S4. 12 octobre (MBL)

L’enquête biographique (II) : écrire la vie d’un inconnu, Joachim (Jacques-Olivier Boudon)

 

S5. 19 octobre (EA)

Pouvoir, société et enquêtes en France en 1848

 

S6. 26 octobre (EA)

Pouvoir, société et enquêtes sous l’Empire libéral

 

Vacances de la Toussaint

 

S7. 9 novembre (MBL)

La correspondance, source pour les sciences sociales (I) :  la correspondance de Frédéric Le Play, un chantier

 

S8. 16 novembre (EA)

Pouvoirs et sociétés dans les espaces urbains de l’Europe des Habsbourg, 1860-1914 (Catherine Horel)

 

S9. 23 novembre (MBL)

La correspondance, source pour les sciences sociales (II) :  Émile Durkheim et ses correspondants (Matthieu Béra)

 

S10. 30 novembre (EA)

Autour de Qu’est-ce qu’une nation en Europe ? (Sorbonne Université Presses, 2018) : les États-nations en Europe (Éric Anceau, Hélène Dewaele-Valdebarrana et Françoise Thom)

 

S11. 7 décembre (MBL)

Enquête et sciences sociales (I) : les budgets des monographies de Le Play (Fabien Cardoni)

 

S12. 14 décembre (MBL)

Enquête et sciences sociales (II) : Construire des "faits" : les enquêtes de la JOCF dans les années 1930 (Marie-Emmanuelle Chessel)

 

S13. 21 décembre (EA)

Autour de Qu’est-ce q’une nation en Europe ? (Sorbonne Université Presses, 2018) : l’Union européenne, les nations et les enjeux économiques (Éric Anceau, Jacques Sapir, Henri Temple, Jean-Claude Werrebrouck)

enquête biographique

La SESS et sa revue Les Etudes sociales sont engagées de longue date dans une enquête sur les acteurs de la science sociale référée à Le Play et Tourville. Membres des groupements scientifiques qui ont jalonné son histoire, ils ont contribué à leurs périodiques, tout en développant une œuvre personnelle. Par leur activité, ils ont irrigué la pensée et l’action sociales en France et hors de France au cours des 19e et 20e siècles.

Le site de la SESS et de sa revue se propose de systématiser cette enquête sur les acteurs de la science sociale. Elle sera également élargie à des domaines comme la sociologie ou l’éducation pour lesquels
l’« entrée » par la recherche  sur la science sociale  s’est avérée  pertinente. Notre projet est d’abord de livrer des données biographiques sur ces acteurs qui permettront ensuite de les distinguer selon leur génération, leur genre, leur fonction, leur domaine professionnel, leur nationalité…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la ligne des recherches sur les « forestiers leplaysiens » (Kalaora et Savoye, 1986) et sur les
« juristes leplaysiens » (Audren et Savoye, 2002 ; Guerlain, 2011), la rubrique « Travaux et actualités » renseignera, au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête, sur les acteurs de la science sociale.

Les notices qui suivent sur quelques figures majeures parmi les dirigeants des groupements de la science sociale donnent un aperçu de ce que sera cette enquête désormais mise en ligne à l’instar de la « France savante » du CTHS.

Édouard Secretan, président de la SESS (1974-2002)
avec Béatrice Thomas-Mouzon petite-fille de Pierre Le Play
et Noémi Péreire, au château de Ligoure

Roger Grand

1874-1962

Également consultables :

> Fernand Auburtin (1853-1931)

> Raymond Delatouche (1906-2002)

> Ferdinand Lepelletier (1864-1939)

colloque

parution

Laetitia Guerlain, L'école de Le Play
et le droit. Contribution à l'histoire des rapports entre droit et science sociale
, Paris, LGDJ, 564 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au XIXe siècle, les relations entre le droit et la sociologie naissante ont revêtu de multiples formes. Certains juristes se sont adonnés à une véritable sociologie qui prenne pour objet le droit ; d'autres ont tenté d'informer la théorie du droit par la théorie sociologique, en important certains concepts. Cet ouvrage ambitionne de contribuer à l'histoire des rapports entre le droit et la science sociale au XIXe siècle, en mettant en lumière une autre déclinaison possible, jusqu'alors peu étudiée, de ces difficiles relations : celle de l'attirance d'une partie des juristes pour la sociologie empirique incarnée, sous la Troisième République, par l'École de Frédéric Le Play. C'est en effet au sein de la science sociale leplaysienne que les juristes de la Troisième République s'investissent le plus. Tandis que certains, guidés par leur catholicisme, envisagent la science sociale leplaysienne comme une arme de combat au service du conservatisme, d'autres s'en saisissent sur le plan méthodologique, afin de tenter de rénover une science du droit jugée trop légicentriste et formaliste. L'École leplaysienne, de son côté, accueille volontiers ces nombreux juristes, tant leur savoir-faire technique se révèle précieux pour rendre possibles les réformes de la société qu'elle appelle de ses voeux. Armée de nouvelles compétences juridiques, l'École leplaysienne entend s'ériger, à l'aide de ses travaux monographiques, en guide du travail législatif, afin de faire de la législation positive une application de la Loi morale. Ce faisant, elle s'affirme bel et bien comme une École de la Loi, bien plus que comme une École de la coutume, comme l'historiographie la dépeint fréquemment.

 

Prix de thèse de l'École doctorale de droit de l'Université de Bordeaux (2012)

Second prix de thèse de l'Association des historiens des facultés de droit (2013)

parution

Guillaume Decocq, Bernard Kalaora et Chloé Vlassopoulos,

La forêt salvatrice, Reboisement, société et catastrophe

au prisme de l'histoire, Paris, Champ Vallon, Coll. « L'environnement a une histoire », 2016, 285 p.

parution

Thomas Hirsch, Le temps des sociétés,

D'Émile Durkheim à Marc Bloch, Éditions de l’EHESS,

Coll. « En temps & lieux », 2016.

parution

Revue européenne
des sciences sociales, 2017/55-2
.

parution

« Le social avant
la sociologie », L'Année sociologique, 2017/2.

parution

Nathalie Duval, L’école des Roches,
Collection « Histoire de l’Éducation », Paris, Belin, 2009, 304 p.

 

Prix 2009 de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Née en 1899 du projet ambitieux d’un intellectuel en sciences sociales, Edmond Demolins, qui voulut créer une école dite «nouvelle», capable de former de nouvelles élites et ayant pour objectif de préparer l’enfant à la vie concrète en le rendant acteur de sa propre éducation, l’école des Roches a la réputation d’offrir à ses élèves un cadre privilégié pour leurs études. C’est en effet un internat peu commun dont les avantages sont multiples: l’implantation à la campagne, un campus à l’anglo-saxonne, la vie en internat où tout est organisé pour que l’élève puisse développer sa personnalité, dans toute son unicité. Tout un esprit d’école, l’esprit «rocheux». C’est aujourd’hui une école internationale dont les élèves, actuels et anciens, les «Rocheux» et les «Rocheuses», forment un réseau planétaire. L’auteur retrace ici chronologiquement l’histoire de cette école singulière, abordant des thèmes aussi variés que l’éducation, l’histoire des mouvements de jeunesse, notamment le scoutisme, et la sociologie des élites. L’éducation nouvelle voulait former un Homme nouveau. L’École des Roches, expérience isolée certes et réservée à un petit nombre, y est-elle parvenue ?

parution

Carole Christen

et Laurent Besse (dir.), Histoire de l'éducation populaire, 1815-1945. Perspectives françaises et internationales, Presses Universitaires du Septentrion,

2017, 432 p.

L'histoire de l’éducation populaire suscite des recherches depuis une trentaine d’années mais il n’existe pas de bilan des travaux. Vingt-huit contributions concernant la France, d’autres pays européens et le Québec mettent l’accent sur le rapport complexe à l’école, la question du genre et la dimension politique de l’éducation populaire. L’action d’individus connus (Édouard Petit) ou méconnus (Maud Pledge), de groupes (les fouriéristes) est aussi bien évoquée que celle d’institutions comme les universités populaires de province ou la Jeunesse ouvrière chrétienne.

Un intérêt particulier a été porté aux techniques : chanson, lecture populaire, documentation, cinéma, sans oublier plusieurs chapitres à caractère historiographique. En un volume est dressé un tableau de l’éducation populaire dans sa diversité, entre 1815 et 1945, date qui marque le début de son institutionnalisation.